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Assassin's Creed
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À la vue d'un jeu adapté d'un blockbuster hollywoodien, un gamer reste souvent perplexe. Un sentiment compréhensible aux vues des nombreuses, très nombreuses déceptions qu'a pu apporter le genre. L'un des meilleurs exemples étant bien sûr l'horripilant Enter the Matrix, qui a fait crier d'horreur les fans de la trilogie des frères Washowsky. La sortie prochaine du remake de King Kong n'échappe donc pas à la règle des adaptations vidéos ludiques. Et les bonnes impressions données par les vidéos et screenshots disponibles depuis des mois ne demandent qu'à être confirmées. Le jeu sera t-il lui aussi une déception ? Allez, courage, on se lance !
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Vous aimez le gris et les amputations arbitraires ? Non, on ne vous propose pas un remake Noir & Blanc de Brain Dead, mais bien le portage PSP du jeu King Kong. Encore que portage soit un peu trop flatteur pour désigner cette version réalisée à la va-vite, simplement sortie pour être sûr que The Official Game of the Movie ne manque aucune plate-forme. Soyons pragmatique, la moitié du jeu original a disparu avec cette version PSP. Envolée la séquence d'introduction qui nous emmène jusqu'à la capture d'Ann, oubliées les transitions habiles entre les phases de Jack en vue subjective et les séquences de Kong à la troisième personne, on saute du coq à l'âne sans autre transition qu'une série d'images subliminales et un écran de sauvegarde. King Kong PSP juxtapose en fait les meilleurs moments du jeu original, sans vraiment de lien, au risque de paumer ceux qui n'ont pas vu le film. Conséquence directe de cette boucherie, le jeu est au moins deux fois plus court que les versions sur consoles de salon, déjà bien concises. Et désolé, l'excuse du jeu portable ne fonctionne pas, tant le manque d'application et d'optimisation sont criants. Si l'on s'accommode tant bien que mal de la prise en main - la vision de Jack est prise en charge par les boutons de face -, le jeu est un ratage technique assez critique. Les jointures de textures apparaissent constamment, laissant des pixels bleus scintiller à l'écran sur chaque mouvement. Le frame rate fait ses valises à chaque apparition d'un ennemi. Et surtout le jeu est d'un gris morne à se flinguer, une véritable invitation au suicide qui rend l'action simplement illisible, puisque ennemis et décor se confondent. Nos amis anglais, qui ont souvent le mot juste, parleraient sans doute de stripped-down version. Mais pour une fois, c'est bien le terme "portage entubatoire" qui se rapproche le plus de la réalité.
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Imaginez Imaginez un monde de verdure où le bleu des rivières est aussi pénétrant que celui du ciel. Imaginez un univers totalement vierge qui n'a pas encore été souillé par l'homme moderne. Visualisez ce jardin d'Eden où seul le chant des oiseaux semble côtoyer le bruissement des branches bougeant au gré d'une brise légère. Voilà, vous êtes arrivés sur Skull Island. Libre à vous maintenant de visiter votre nouvelle terre d'accueil qui regorge de charmantes peuplades cannibales, d'insectes géants, de dinosaures carnivores et d'un gorille aussi grand qu'un immeuble...
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Se serait-on emballé un peu trop vite au sujet de King Kong ? En dépit d'une esthétique extraordinaire et d'un travail d'ambiance qui doit beaucoup à l'absence réfléchie d'interface, le dernier jeu d'Ubi Montpellier cache un FPS moyen, qui saura sans doute contenter le grand public, mais certainement pas le joueur averti. Les phases de Kong à la troisième personne viennent certes dynamiser le jeu par effet de contraste, mais elles rappellent surtout combien les passages de Jack sont cruellement mornes et linéaires. Comme ils représentent à eux seuls 80% du jeu, ça fait forcément désordre. Si l'on ajoute un léger manque de finition faute de temps, il y a fort à parier que King Kong laisse davantage une trace dans le paysage ciné que dans le jeu vidéo.
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" Un jour la bête vit la belle et ne put la tuer, ainsi commence la mort de la bête. " L'histoire du plus célèbre (et du plus grand) singe d'Hollywood est résumée dans ce proverbe arabe. Après nous avoir éblouie avec l'adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien, Pe...
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Pendant des années, on vous a laissé croire que le roi de la jungle s?appelait Tarzan? Erreur ! Les êtres humains terminent en pâté pour gorille dans les vastes forêts de Skull Island. Car le véritable King, celui qui mérite vraiment de monter sur le trône en pierres étranglées par les lianes de la jungle, c?est Kong ou plutôt King Kong ! Après que Peter Jackson ait dépoussiéré l?un de ses films favoris pour une énorme production hollywoodienne, c?est Michel Ancel à qui revient l?immense honneur de convertir cette ?uvre majeure en jeu vidéo. On ne vas pas vous recracher une nouvelle fois le discours récité religieusement depuis le dernier E3. Oui ! Le papa de Rayman fait partie de ces hommes qui donnent au monde vidéoludique une nouvelle vision. Si ce [jeu|2348] est une grande réussite sur bien des plans, c?est aussi un échec sur bien d?autres? Comme quoi à être trop grand, on finit forcément par se cogner la tête contre le plafond ! Jurassic Kong ! Faire une excursion dans [jeu|2348], c?est aussi suicidaire que de participer à Koh-Lanta. Certes, au début, c?est merveilleux de se plonger dans des paysages naturels, peut-être encore inviolés par l'homme. Mais très vite, on s?aperçoit qu?il n?y a rien de plus cher que son propre chez soi, sa grande ville pleine de pollution et les crottes de chiens plein les trottoirs. Cette bonne résolution, le réalisateur Marc Denham, sa fine équipe d?expéditeurs et vous, Jack Driscoll, auraient dû la prendre bien avant de vous plonger dans l?univers sauvage et sans pitié de Skull Island. Embarqué dans ce qui devrait être le film du siècle, vous allez rencontrer bien plus la mort que le succès. Heureusement, entre deux attaques de T-Rex, c?est l?amour que vous allez aussi trouver. La femme de votre c?ur se nomme Anne, une belle blonde dont le cinéma n?avait pas encore fait l?acquisition. Tout commençait si bien, lancé à pleine vitesse sur l?océan, des rêves plein la tête et, pour une fois, même pas le mal de mer. Pourtant, très vite, tout va virer au désastre. Une tempête déferle sur les rivages de Skull Island et les vagues fracassent la coque du navire. Il faudrait être fou pour sortir par ce temps, mais ce malade de Marc Denham a décidé de jeter l?ancre pour se lancer à corps perdu sur les rivages de l?île. Dans votre crâne résonnent les voix de la raison, pourtant, sans que vous ne sachiez pourquoi, vous allez accompagner le réalisateur fou sur une barque de fortune dans cette mer déchaînée. Quelques éboulis plus tard, après une bonne tasse d?eau salée, c?est la belle Anne qui vous tire de votre somnolence. Les pertes humaines sont lourdes, le moral au plus bas, et c?est finalement l?indomptable Marc Denham qui redonne vigueur à l?expédition grâce à sa célèbre fougue. Il ne suffit que de quelques mètres pour vous apercevoir qu?en venant sur cette île, vous avez pris un aller simple pour l?enfer : crabes géants, chauves-souris surdimensionnées, scolopendres monstrueux et un peu plus tard des T-Rex ! Il semble que l?évolution n?ait pas bien fait son travail sur Skull Island? Dans la jungle, terrible jungle ! Rapidement, vous allez vous enfoncer dans l?île et baigner dans une jungle épaisse qui macère jour après jour toute trace de civilisation. Temples dévastés, villes détruites, seules restent quelques pierres encore marquées de la main de l?homme. Chaque recoin de la jungle laisse apparaître des crevasses abyssales, des arbres d?une hauteur vertigineuse et une verdure angoissante ! Chaque pas signe l?arrivée d?une surprise, d?un ébahissement. Soit par la variété de la faune qui s?entretue laissant entrapercevoir pour la première fois la gestion d?une vraie chaîne alimentaire. Soit par l?enlèvement impromptu d?Anne par les autochtones, de sales indigènes très peu accueillants. En moins de temps qu?il en faut pour le dire, vous vous retrouvez attaché à un pilier. Seul, impuissant, les yeux rivés sur votre bien aimée, la voilà mise en offrande. Puis, le calme, le silence qui torturent votre esprit et vos sens. Au loin, dans l?épaisse jungle luxuriante, des bruits se font entendre. Les bruits se transforment en vacarme, le vacarme en tremblement de terre, le tremblement de terre en? gorille ! Le roi de la jungle est là, il rugit, fait vibrer votre écran et s?en va aussi vite qu?il est venu avec votre belle dans le creux de sa main. Terreur dans la jungle ! L?immersion est totale dans [jeu|2348], rarement un jeu ne vous a autant oppressé. Et c?est justement dans la peau de Jack que vous allez vivre le grand frisson ! Seul, déboussolé et incroyablement vulnérable, vous allez apprendre à vos dépends que votre vie ne tient qu?à un fil sur Skull Island. Non seulement vous traversez d?immenses précipices et baignez dans des marécages mortels, mais en plus chaque rencontre avec une créature est un duel sans merci. Trois coups successifs et c?est la mort assurée. Pas d?indicateur de vie, pas de viseur, juste vos sens et votre courage. Car [jeu|2348] fait partie de ces jeux à part, qui privilégient l?expérience et bouleversent vos habitudes. Il va donc falloir vous en accommoder, même si les moins courageux peuvent toujours faire réapparaître tous les indicateurs classiques disponibles dans tous les FPS. Mais faire ce geste de faiblesse revient à se gâcher toute une partie du plaisir bêtement ! Les armes sont rares, et le peu de pétoires disponibles alliées aux faibles quantités de munitions doivent être utilisées avec parcimonie. Heureusement, vous pouvez compter sur les autres personnages pour vous filer la main en cas de besoin, ou bien vous servir des nombreuses lances à votre portée tout au long de l?aventure. Ces dernières vont rapidement devenir votre unique chance de survie. Mieux encore, vous pouvez les associer aux décors pour un résultat juste destructeur. Et oui, on a beau être un fifrelin d?humain, nous, on a l?intelligence ! Enflammez une lance pour l?envoyer dans une étendue d?arbustes secs et voilà que vous mettez en un clin d??il le feu aux poudres avec tout ce qu?il y a à l?intérieur. La gestion du feu est l?une des meilleures trouvailles de [jeu|2348] et la plupart des mécanismes de jeu tourne autour, peut-être un peu trop même? A tel point qu?on a l?impression de faire systématiquement la même chose pendant six heures. Certes, il y a quelques variantes, mais dans l?ensemble il s?agit toujours d?enflammer des broussailles, de trouver une poignée pour ouvrir une porte et ainsi de suite. Réfléchir sous la pression, voilà comment synthétiser au mieux les phases avec Jack. Beaucoup de mécanismes sont à déjouer. Même s?ils sont très répétitifs et sans surprise à la longue, pour chacun d?eux il vous faut jouer du cerveau pour pouvoir progresser dans l?aventure. Sauf que pendant que vous vous grattez la tête l?air pensif, c?est une nuée de vélociraptors qui vous court après ! Dernier élément important : la coopération. Evidemment, un mode deux joueurs aurait vraiment été bienvenu tant cet aspect, rien qu?avec l?IA mitigée du jeu, prend une dimension importante dans le titre. Les PNJ vous parlent sans arrêt, vous informent de leur état de santé, des chemins à suivre et de leurs petits problèmes personnels. Mais ils sont aussi de précieuses recrues quand les assauts reptiliens s?accentuent. Malheureusement, il sont aussi de sacrés boulets quand ils meurent pour un rien. Ceci étant dit, ces nombreuses phases de sauvetage donnent encore plus d?ampleur à l?aventure. Les tirer d?affaire ou bien faire diversion en jouant les sandwichs géants, vous confèrent clairement le rôle d?homme à tout faire et celui sur qui tout le monde compte à tout moment ! La terreur de la jungle ! Quitte à vous étonner, la partie la plus jouissive de [jeu|2348] reste évidemment les phases avec le gorille. C?est incroyable comme les deux gameplay se complètent parfaitement, se servant mutuellement au fil de l?aventure. Quand vous en avez marre de crever comme un moustique à chaque confrontation avec les animaux, vous voilà transformé en bête à tuer, capable de tout détruire d?un seul revers de la main. Incarner King Kong est d?une extrême jouissance, même s?il faut reconnaître que les problèmes de caméra ne vous aident pas systématiquement à prendre votre pied. Prise au corps à corps, grosses bourrades en pleine gueule, état de furie, le titre se compare à un jeu de catch avec un peu plus de poils et de reptiles. Avec les capacités hors-normes du macaque, il est quasiment impossible de mourir ! Que ce soit contre les T-Rex ou dans les airs pendant les phases de plates-formes de haute voltige, jamais le joueur ne se sent impuissant. L?expérience est telle qu?on se surprend même à crier comme un gorille, laissant les poings s?abattre avec fracas sur sa poitrine. La must reste quand même le finish de chaque combat. King Kong attrape l?autre créature et lui écarte la mâchoire jusqu?à ce qu?elle claque entre ses mains. Vous, pendant ce temps, vous pressez comme un dératé un bouton pour que la bête puisse obtenir le maximum de force : jouissif ! Pour apporter un peu de nuance à toute cette violence, vous devez quelques fois faire fonctionner un peu votre cortex. Si au début Anne crie à chacun de vos regards, très vite elle va apprendre à vous comprendre et même à vous aider. Véritable petit soldat en robe blanche, vous pouvez déposer la belle à certains endroits stratégiques pour qu?elle vous file la patte. Attention cependant, votre rôle d?homme protecteur reste entier dans l?épaisse fourrure de la bête et vous devez garder à tout moment un ?il sur la jeune femme pour éviter qu?elle ne meure. Le paradoxe King Kong? [jeu|2348] est un jeu que l?on attendait beaucoup à la rédaction. Il faut dire que depuis la démo ébouriffante lors de l?E3 2005, il était difficile de ne pas s?attendre à une énorme bombe. Pourtant, après avoir fini l?aventure, le jeu fait réfléchir? Sa durée de vie aussi petite qu?un bonsaï, sa linéarité aussi étouffante que du lierre et son gameplay aussi répétitif que la cime des arbres déçoivent énormément. Et on ne parle même pas des bugs d?IA ou des problèmes de caméra. Un triste bilan qui augmente au fil des parties et finit par devenir lassant? Mais posons cartes sur table et pesons nos mots. Quand on réfléchit à ce que nous fait vivre [jeu|2348], il nous reste avant tout une expérience hors du commun encore jamais vécue dans le jeu vidéo. En réalité, le dernier jeu de Michel Ancel se compare volontiers à une attraction spectaculaire façon Disney Land dont tous les fils et les secrets sont facilement perceptibles. Après, c?est à vous de faire votre choix. Celui d?aller regarder derrière la toile et d?être dégoûté par les rouages rouillés qui se présentent à vous. Ou bien celui de fermer les yeux, quitte à se voiler la face, pour apprécier de bout en bout l?aventure.
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Bien loin maintenant du film de Cooper de 1933, King Kong a fait du chemin depuis sa naissance et ne cesse alors d'évoluer. En faisant quelques apparitions dans des films typiquement japonais, il se décide enfin de reprendre son aura d'antan, et par là il faut comprendre qu'en plus de faire de nouveau fureur au cinéma, il s'apprête à envahir les consoles de jeux...
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